La méthode des aiguilles et de la cautérisation

Elle comprend l’acupuncture et les moxas, ainsi que l’utilisation des ventouses et des saignées.

L’acupuncture et la moxibustion représentent les méthodes thérapeutiques, par voie externe, les plus utilisées. C’est une tradition vivante et perpétuelle en Chine qui évolue depuis ses débuts il y a plus de 2500 ans.

Un mannequin d'acupuncture avec a ses pieds un coussin avec trois aiguilles et en fond le NEI JING TU

L’acupuncture – ZHEN FA

La plus connue des pratiques de la médecine chinoise, elle consiste à poser une aiguille de taille adaptée sur des points précis du corps en fonction du bilan énergétique réalisé par le praticien.

En acupuncture, on cherche à faire communiquer la profondeur avec la surface du corps. On ramène de la profondeur le QI lourd et nourricier et on fait pénétrer le QI rapide et dynamique de la surface vers la profondeur. L’objectif est d’harmoniser, d’homogénéiser, de faire circuler librement.

De nos jours, elle se pratique avec des aiguilles en acier inoxydable, stériles et à usage unique.

Le choix du point, sa localisation précise mais aussi le choix des aiguilles ainsi que leur manipulation nécessitent une pratique et un enseignement long. Posées au hasard et/ou sans intention, les aiguilles n’auront pas la même action et pourraient déclencher des symptômes désagréables au patient. C’est pour cela qu’il est important avant de faire une séance avec un nouveau praticien de se renseigner sur son cursus (adhérent FAFORMEC ou équivalent, adhérent UFPMTC ou équivalent mais aussi détention d’un diplôme).

Chez les enfants, les personnes fragiles, les personnes phobiques des aiguilles, elle peut être remplacée par le TUI NA.

idéogramme pour point d'acupuncture
L’idéogramme du point d’acupuncture ne correspond pas un point qui est une traduction erronée mais plutôt à une cavité. Il représente une fissure avec un toit au-dessus.

La moxibustion – JIU FA

Elle consiste à chauffer un point grâce à une plante médicinale, l’Armoise (à ne pas confondre avec l’ambroisie très allergène).

Le but est d’apporter la chaleur en profondeur.

En Chine, les praticiens vont jusqu’à poser des grains d’armoise incandescente directement sur la peau des patients mais en occident, on aura tendance à utiliser une interface afin de ne pas laisser de cicatrice. Il est toujours important de respecter la culture du pays où l’on pratique.

Matériel de moxibustion
Sur une tablette en marbre, des ventouses alignée avec une boujie allumée. Au fond du petit matériel de soin

Les ventouses – GUAN FA

Elles sont un outil de diagnostic et de traitement.

En effet, par leur effet d’aspiration, elles peuvent permettre de voir ce qui se passe en profondeur.

Il existe une liste très longue de pathologies que l’on peut traiter avec les ventouses. Particulièrement utilisées lors des derniers Jeux Olympiques, elles traitent efficacement les stagnations dans les méridiens. 

Il est important de se souvenir qu’elles laissent souvent une trace (hématome) qui peut persister une à deux semaines et ne doit pas être exposée au soleil.

Les saignées

Il ne s’agit pas des saignées réalisées en occident au Moyen-âge. 

Elles sont utilisées dans les blocages et les situations de plénitude afin de remettre en circulation. La plupart du temps, il s’agit d’obtenir une goutte de sang sur le point de puncture, parfois plusieurs goutte mais une simple compresse suffit à essuyer la saignée de médecine chinoise.


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